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Après 60000 km entre Europe et Asie en 2006, 20000 autres restent à découvrir de Mexico à Santiago en passant par 16 pays, un périple pour rassembler autour de la casserole différentes. visions de la cuisine. |

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ACTUALITE |
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Benoit et William pendant la RDS1 |
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Photos... |




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Bye Bye Mexique
Jeudi 22 Mai =
Nous sommes toujours à Veracruz où une deuxième école hôtelière nous attend. Pas la peine de vous faire un dessin, nous vivons au rythme des cours de cuisine depuis trois semaines et ce n'est pas fini. Notre adresse, un simple numéro de rue, nous amène devant un bâtiment blanc, peinture écaillée, couleur brûlée par le soleil. Une grille rouillée et fermée d'un cadenas en guise de bienvenue. Finalement, la porte des enfers s'ouvre. La visite est rapide, une simple cuisine de ménagère, une vingtaine de chaises en bois et deux frigos. Mais la suite est bien plus drôle. Moquette semblable à du lichen, un matelas humide pour deux, parfum délicat de renfermé, douche à trois filets d'eau et la cerise sur le gâteau, une limace ? Ouf non, juste un excrément canin. Nous ne sommes pas de retour en Inde mais seulement logés dans une case collée aux cuisines de l'école. Enfin la renaissance des vraies valeurs !!!
Vendredi 23 Mai =
7 h, le marché est à quatre pâtés de maison. Seulement le deuxième en trois semaines. L'effervescence qui s'y dégage est différente des autres bazars asiatiques. Il manque quelque chose ; un brin de vie, de folie en plus qui fait généralement le charme de ces lieux magiques. Sommes-nous déjà atteint du syndrome du "déjà vu" ou du "oui mais il y a mieux" ? Bref, nous nous faufilons entre les paniers de mangues, de piments plus puissant les uns que les autres, de tomates vertes Physalis, de mamey, de Guanabana. Jaune, vert, rouge, blanc, marron, orange ; ce qui est sûr, c'est que la symphonie des couleurs est toujours présente.
Nous rentrons nous changer pour notre démo de Foie gras puis à l'inverse, recevons une fois de plus la culture culinaire de la région. Mole au cacao, darne de poisson braisée à la tomate, cake de maïs en dessert et torito de cacahuète en digestif ... Les bases de la gastronomie mexicaine n'ont plus de secret pour nous !
Samedi 24 Mai =
Arrivée à Puebla, petite bourgade de trois millions d'habitants! Temple suprême de la cuisine mexicaine parait-il, au centre du pays. Vous l'avez deviné, une nouvelle école est au programme.
Lundi 26 Mai =
Assez. Assez de l'agrémenter à toute les sauces, de le sentir, voir même de le rêver, assez de mâcher cette pâte mi-cuite en guise de pain. Me voici à la limite du dégout, de l'indigestion. Ne carburer sans cesse depuis trois semaines qu'avec cette couleur jaune qui est partout...vraiment partout. Voir ces guirlandes d'épis triomphantes sur les marchés, avoir la sensation d'être confondu avec Mr Chicken, s'imaginer ne plus pouvoir apprécier le plus simple popcorn. Stop, arrêtez le massacre. A croire que ce petit grain est encore vénéré, exulté, idem du temps des pyramides et des sacrifices humains. Certes, les mots sont dures mais l'écoeurement est bien réel. Overdose de maïs, juste une histoire de goût.
Mardi 27 Mai =
Puebla/Cancun, 22 h d'une longue traversée. Les ondes de la télévision nous perturbent, nous rendent presque malade. La climatisation est à son maximum, les sièges inclinés de façon à écraser nos genoux, un ennui douloureux fait son apparition. Vient alors le besoin de détourner le regard vers l'horizon, ciel bleu légèrement voilé, à travers cette vitre d'autocar tachetée d'impacts sanguins de quelques moustiques et autres. Un esprit sauvage cavale à nos côtés, épousant la sierra à perte de vue avec toujours ces cactus identifiants cette partie du monde à merveille. La forêt s'intensifie, le Yucatan approche. C'est le moment de s'abandonner à des instants rêveurs, à refaire le monde, à essayer d'étouffer le manque de notre ancienne vie routinière, à se remémorer ces visages familiers indispensables à notre bien-être. Le temps passe alors plus vite et de la meilleur des manières.
Jeudi 29 Mai =
Nous nous sommes toujours demandés à quoi ressemblait le paradis ; maintenant, nous savons que ce n’est pas à Cancun malgré les on dit. Sable fin, eau turquoise, paillotes et palmiers en veux tu et en voilà, le cliché "carte postale" est parfait. Mais malheureusement, les idées reçues sont une nouvelle fois le mauvais exemple. 180°. C'est le mouvement facial suffisant pour se morfondre de la réalité. Cancun : Mexique ou U.S.Amérique ? C'est à se demander. Sosie de Miami, reproduction de Las Vegas au 3/10ème, le drapeau aux cinquante et une étoiles plane sur nos têtes à longueur de journée. Consommation anglo-saxonne démesurée, tout est fait pour appâter le "gringo" comme ils disent ici. Alors croyez-nous, ne vous laissez pas avoir par le chant des sirènes et passez votre chemin. Mais encore faut-il savoir ce que l'on recherche.
Vendredi 30 Mai =
Le hasard a voulu que Cancun soit notre dernière escale, notre dernière tortilla, notre dernière cucaracha. L’ultime repas, carnitas et cervelle de porc, chili farci de bœuf et fromage, nous rappelle une nouvelle fois la richesse gastronomique de ce pays. Cette ville marque également la fin de nos échanges culinaires avec les étudiants des écoles hôtelières; une pensée pour le chef Michel, français de cœur et mexicain dans l’âme. C’est aussi l’heure de se dire adieu, bye bye Mexique, ce mois de mai passé restera gravé à jamais. Merci pour ton hospitalité si chaleureuse et ta cuisine si gouteuse. A une prochaine fois espérons-le.
Samedi 31 Mai =
Voilà, notre périple mexicain s’achève sur ces quelques notes. Nous traverserons le Belize le temps d’une journée avant de nous projeter sur le Guatemala. Un nouveau défi et encore de longues traversées en bus en perspective.
A suivre... |
